Barème Macron : combien obtenir aux prud’hommes ?

Le barème Macron fixe une fourchette d'indemnisation en cas de licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse. Tableau, calcul, cumuls, nullité et délais expliqués.
Sommaire16 parties

Le barème Macron fixe une fourchette d’indemnisation lorsque le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse. Il ne donne ni le résultat d’un procès ni le total de toutes les sommes dues à la rupture. Labrugere Avocat, à Lyon, accompagne les salariés et les employeurs pour vérifier les demandes, leurs justificatifs et les possibilités de discussion.

L’essentiel à retenir

  • Le barème indemnise la perte injustifiée de l’emploi ; il se distingue de l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement.
  • Il dépend de l’ancienneté en années complètes et du salaire brut ; l’effectif modifie certains minimums, pas les plafonds.
  • Le maximum n’est pas automatique : le juge apprécie les éléments du dossier dans les limites applicables.
  • Les nullités prévues par la loi relèvent d’un autre régime, avec un minimum de six mois dans les situations concernées sans réintégration.
  • La contestation de la rupture doit en principe être portée devant les prud’hommes dans les douze mois de sa notification ; faites vérifier ce délai avant d’engager une négociation.

À quoi sert le barème Macron et à qui s’applique-t-il ?

Le barème encadre l’indemnité accordée au salarié lorsque son licenciement est injustifié et qu’il n’est pas réintégré. Le juge peut proposer la réintégration avec maintien des avantages acquis ; si l’employeur ou le salarié la refuse, il fixe l’indemnité dans l’intervalle applicable. Le dispositif concerne les licenciements prononcés après la publication de l’ordonnance du 22 septembre 2017, sous réserve des régimes particuliers.

Ce guide vise principalement le salarié en CDI de droit privé. Un licenciement pour motif personnel ou économique peut être déclaré sans cause réelle et sérieuse, mais une contestation ne suffit pas à obtenir cette qualification. La rupture d’un CDD, une rupture conventionnelle ou une demande concernant un salarié protégé ne se traitent pas en recopiant simplement le tableau.

Le texte du barème est consultable sur Légifrance. La fiche Service-Public sur le licenciement abusif explique la réintégration et les conséquences indemnitaires.

Quelle différence avec l’indemnité de licenciement ?

L’indemnité de licenciement accompagne la rupture lorsque ses conditions sont remplies ; celle du barème répare un licenciement jugé injustifié. Une indemnité légale de licenciement peut donc être due sans procès ni faute de l’employeur. À l’inverse, le barème suppose que l’absence de cause réelle et sérieuse soit retenue.

Le préavis, les congés payés, les salaires impayés et une éventuelle indemnité conventionnelle ont chacun leurs règles. Leur existence et leur montant doivent être examinés séparément. Écarter une faute grave peut rétablir des indemnités de rupture sans que le licenciement devienne nécessairement injustifié.

Quel est le tableau complet du barème Macron ?

Le tableau ci-dessous donne les minimums et maximums en mois de salaire brut, selon l’ancienneté et l’effectif de l’entreprise. Il reprend les valeurs du barème légal ; le maximum est commun aux deux catégories d’effectif. « Pas de minimum chiffré » ne signifie pas que le salarié ne peut pas être indemnisé.

Ancienneté complèteMinimum : moins de 11 salariésMinimum : 11 salariés et plusMaximum : tout effectif
Moins de 1 anPas de minimum chiffréPas de minimum chiffré1
1 an0,512
2 ans0,533,5
3 ans134
4 ans135
5 ans1 et demi36
6 ans1 et demi37
7 ans238
8 ans238
9 ans2 et demi39
10 ans2 et demi310
11 ans3310,5
12 ans3311
13 ans3311,5
14 ans3312
15 ans3313
16 ans3313,5
17 ans3314
18 ans3314,5
19 ans3315
20 ans3315,5
21 ans3316
22 ans3316,5
23 ans3317
24 ans3317,5
25 ans3318
26 ans3318,5
27 ans3319
28 ans3319,5
29 ans3320
30 ans et plus3320

Source : article L. 1235-3 du Code du travail, consultable sur Légifrance. La fiche Service-Public sur le licenciement abusif renvoie aussi vers un simulateur officiel qui retrouve la fourchette à partir de l’ancienneté et de l’effectif.

Que change un effectif inférieur à onze salariés ?

Dans les petites entreprises, seuls certains minimums sont réduits ; le plafond reste identique. La différence concerne les premières années d’ancienneté. À partir de onze années complètes, le minimum est de trois mois pour tous les effectifs, comme l’a confirmé la Cour de cassation dans son arrêt du 29 avril 2025, n° 23-23.494.

Il faut vérifier l’effectif habituellement employé par l’entreprise. La taille du seul service ou du lieu où travaille le salarié ne suffit pas à choisir une colonne. Un changement de structure ou une contestation de l’effectif doit être documenté.

Peut-on être indemnisé avec moins d’un an d’ancienneté ?

Oui : l’absence de minimum chiffré n’écarte pas le droit à réparation d’un licenciement injustifié. Le montant est déterminé par le juge dans la limite d’un mois de salaire. L’arrêt du 12 juin 2024, n° 23-11.825, rappelle cette règle quel que soit l’effectif de l’entreprise.

Comment déterminer l’ancienneté du salarié ?

Le barème se lit en années complètes, sans calcul proportionnel du plafond pour les mois d’une année inachevée. Il faut identifier la date d’entrée, les éventuelles reprises d’ancienneté et la date pertinente pour la demande. La fiche Service-Public retient, pour cette indemnité, l’ancienneté à la date d’envoi de la lettre de licenciement.

Ne transposez pas automatiquement les règles de l’indemnité légale de licenciement ou celles de la durée du préavis. Les périodes de maladie ne doivent pas être retirées de l’ancienneté servant au barème au seul motif qu’elles suspendent le contrat. Dans l’arrêt du 1er octobre 2025, n° 24-15.529, la Cour de cassation a réintégré ces périodes dans le calcul.

Quel salaire utiliser : brut, net, primes et rémunération variable ?

Les mois du barème se calculent sur une rémunération brute de référence, et non sur le net versé sur le compte bancaire. Il faut établir cette base à partir des bulletins de paie et des éléments réellement dus : salaire fixe, part variable, primes et autres composantes pertinentes. La période et les éléments à retenir doivent être justifiés ; il ne suffit pas de prendre le dernier virement.

Le choix entre trois ou douze mois prévu pour calculer l’indemnité légale de licenciement ne doit pas être transposé sans examen à toutes les demandes prud’homales. Une période de maladie, un temps partiel thérapeutique, une rémunération variable ou des salaires impayés peuvent modifier l’analyse. Pour un salarié travaillant à temps partiel thérapeutique lors du licenciement, l’arrêt du 12 juin 2024, n° 23-13.975, retient pour l’indemnité de licenciement injustifié le salaire antérieur au temps partiel thérapeutique et, le cas échéant, à l’arrêt maladie qui l’avait précédé.

Comment calculer une fourchette en euros ?

Multipliez le minimum puis le maximum de la bonne ligne par le salaire brut mensuel de référence. Le résultat correspond à l’indemnité du barème seulement. Il ne préjuge ni de la qualification du licenciement ni du montant choisi par le juge.

Exemple pédagogique fictif : retenons cinq années complètes d’ancienneté. La lettre S désigne le salaire brut mensuel de référence, exprimé en euros. Dans une entreprise d’au moins onze salariés, la fourchette de trois à six mois s’écrit 3 × S à 6 × S.

Dans une entreprise de moins de onze salariés, elle va d’un mois et demi à six mois de salaire. Pour obtenir les montants en euros, remplacez S par le salaire brut mensuel de référence vérifié dans votre dossier et effectuez les deux multiplications. Cet exemple explique la méthode sans prédire le montant accordé.

Une fois la fourchette établie, construisez un second décompte pour les autres demandes. Vérifiez ensuite les règles de cumul et les sommes déjà réglées. Cette méthode évite de présenter le plafond du barème comme le montant total à réclamer ou à accepter.

Le salarié obtient-il automatiquement le maximum ?

Non : le juge détermine le montant dans les bornes applicables en fonction des éléments du dossier. L’ancienneté ouvre une fourchette, pas un droit automatique à son plafond. La perte injustifiée de l’emploi et ses conséquences doivent être présentées avec des pièces concrètes.

Il est utile de réunir les justificatifs de recherche d’emploi, les périodes d’inscription et d’indemnisation par France Travail, les revenus retrouvés et les difficultés professionnelles documentées. Une formation ou un changement d’activité peut également éclairer le parcours après la rupture. Les affirmations générales doivent être distinguées des conséquences que les pièces permettent réellement d’établir.

Il convient de réunir les documents montrant la difficulté de trouver un emploi après le licenciement (candidatures infructueuses, justificatif France Travail notamment). Plus le salarié apporte des éléments pour démontrer l’ampleur de ses préjudices après un licenciement abusif, plus ces éléments peuvent convaincre le juge d’accorder le maximum du barème.

Le juge peut-il dépasser le barème si le préjudice est plus élevé ?

Le seul constat d’un préjudice supérieur au plafond ne permet pas d’écarter le barème au cas par cas. Dans l’arrêt du 11 mai 2022, n° 21-14.490, la Cour de cassation a retenu sa compatibilité avec la convention de l’Organisation internationale du travail et censuré une indemnisation dépassant les limites applicables au regard de la situation personnelle de la salariée. L’enjeu reste donc de qualifier correctement la rupture et de documenter les demandes qui ont un fondement distinct.

Dans quels cas de nullité le barème ne s’applique-t-il pas ?

Un licenciement nul relève d’un régime différent du licenciement simplement injustifié. Les cas prévus par la loi comprennent notamment certaines discriminations, le harcèlement moral ou sexuel, la violation d’une liberté fondamentale et la méconnaissance de protections particulières. Une difficulté professionnelle, une maladie ou une accusation de harcèlement ne suffisent pas, à elles seules, à établir cette nullité.

  • Discrimination ou harcèlement : les faits et leur lien avec la rupture doivent être analysés selon les règles de preuve applicables.
  • Liberté fondamentale ou action protégée : vérifier notamment les motifs de rupture liés à l’exercice d’un droit ou à certaines actions en justice et dénonciations.
  • Protection particulière : examiner le statut représentatif, les protections liées à la maternité et les règles propres à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle.

Pour les nullités visées par l’article L. 1235-3-1 du Code du travail, lorsque le salarié ne demande pas la poursuite du contrat ou que sa réintégration est impossible, l’indemnité ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. Le plafond du barème Macron ne s’applique alors pas. La réintégration, les salaires éventuellement dus et les autres indemnités appellent un examen propre à la cause de nullité, comme le rappelle la fiche officielle distinguant licenciement nul, injustifié et irrégulier.

Dans un premier temps, il convient de bien identifier les éléments susceptibles de caractériser les faits de harcèlement moral puis, dans un second temps, de rassembler le maximum d’éléments de preuve pour démontrer leur réalité ainsi que leur impact sur l’état de santé du salarié victime.

Le barème s’applique-t-il à une prise d’acte ou à une résiliation judiciaire ?

Oui : lorsque la rupture est imputée à l’employeur par le juge, l’indemnité est en principe fixée selon les règles du barème. L’article L. 1235-3-2 du Code du travail vise la rupture prononcée par le juge aux torts de l’employeur, c’est-à-dire la résiliation judiciaire. Il vise aussi la rupture à l’initiative du salarié en raison de faits qu’il reproche à son employeur, couramment appelée prise d’acte, jugée selon la procédure de l’article L. 1451-1.

La même exception s’applique : si cette rupture produit les effets d’un licenciement nul dans l’un des cas prévus à l’article L. 1235-3-1, le plafond du barème est écarté et le minimum de six mois de salaire s’applique. Pour la prise d’acte seulement, lorsque le salarié saisit le conseil de prud’hommes pour faire qualifier la rupture, l’affaire est portée directement devant le bureau de jugement, qui statue au fond dans un délai d’un mois suivant sa saisine.

Quelles sommes peut-on cumuler avec l’indemnité du barème ?

Le barème ne plafonne pas indistinctement toutes les créances du salarié. Il faut distinguer les sommes dues à la rupture, les salaires, la réparation de la perte injustifiée de l’emploi et les éventuels préjudices distincts. Un même préjudice ne doit pas être indemnisé deux fois sous des intitulés différents.

DemandePoint à vérifier
Indemnité légale de licenciementElle peut se cumuler avec la réparation du licenciement injustifié si ses conditions sont remplies.
Indemnité conventionnelle ou contractuelleLe juge peut tenir compte de celles déjà versées pour déterminer la réparation du licenciement injustifié ; ce n’est pas une déduction automatique de toute indemnité de rupture.
Préavis, congés payés, salaires et heures supplémentairesVérifier chaque droit, son assiette, son délai et les paiements déjà effectués.
Irrégularité de procédureElle n’ajoute pas automatiquement un mois au barème lorsque le licenciement est aussi injustifié.
Autre préjudice invoquéIdentifier un manquement et un dommage distincts, avec leurs preuves ; changer le nom d’une demande ne permet pas de contourner le plafond.
Certaines indemnités liées au licenciement économiqueDes cumuls particuliers restent limités par le maximum du barème.

La fiche officielle sur le licenciement abusif précise les cumuls avec l’indemnité légale et certaines indemnités économiques, notamment pour défaut de consultation, de respect de la priorité de réembauche ou de mise en place du CSE. Le plafond applicable à ces cumuls particuliers ne doit pas être étendu à toutes les sommes réclamées.

L’employeur doit-il aussi rembourser les allocations chômage ?

Dans certains cas, le juge ordonne à l’employeur de rembourser aux organismes concernés une partie des allocations chômage versées au salarié. L’article L. 1235-4 du Code du travail prévoit ce remboursement notamment lorsque le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse. Il couvre la période qui va du licenciement au jugement, dans la limite de six mois d’indemnités de chômage par salarié.

Ce remboursement est ordonné d’office lorsque les organismes ne sont pas intervenus à l’instance ou n’ont pas fait connaître le montant versé. Pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse, il ne s’applique pas lorsque le salarié a moins de deux ans d’ancienneté ou que l’entreprise emploie habituellement moins de onze salariés, selon l’article L. 1235-5. Pour l’employeur qui évalue son risque, cette somme s’ajoute à l’indemnité versée au salarié.

Le barème fixe-t-il le montant d’une négociation ?

Le barème est un repère pour apprécier le risque judiciaire, pas un tarif obligatoire d’accord amiable. Une proposition doit être comparée aux demandes défendables, aux preuves, aux sommes déjà dues et à la portée des renonciations envisagées. Un montant global annoncé sans ventilation ne permet pas une comparaison fiable.

La transaction suppose notamment des concessions réciproques et un consentement valable ; elle se distingue d’une rupture conventionnelle comme d’une conciliation prud’homale. L’indemnité forfaitaire de conciliation, réservée aux litiges portant sur le licenciement, est distincte de l’indemnité fixée par le barème Macron. La fiche officielle sur les règlements amiables présente ces voies et leurs conditions.

Avant de signer, faites préciser ce que l’accord règle, ce qu’il inclut et les conséquences du calendrier choisi. La négociation ne doit pas conduire à laisser expirer un délai de recours. Aucun pourcentage du maximum ne constitue, à lui seul, une offre nécessairement bonne ou mauvaise.

Le montant annoncé est-il le montant net perçu ?

La référence au salaire brut sert au calcul ; elle ne signifie pas que l’indemnité subit les mêmes prélèvements qu’un salaire. La fiche Service-Public indique que l’indemnité pour licenciement abusif n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu et que l’exonération de cotisations sociales dépend de conditions. Les contributions sociales et le traitement des autres sommes doivent être examinés séparément.

Un rappel de salaire, une indemnité de rupture et une somme transactionnelle ne se traitent pas automatiquement de la même façon. Il faut vérifier la qualification de chaque versement, les montants déjà payés et les seuils applicables à sa date. Une simulation du net et des éventuelles conséquences sur les droits au chômage doit donc être distinguée du simple calcul du barème.

Quel délai pour demander ces indemnités aux prud’hommes ?

La contestation portant sur la rupture se prescrit en principe par douze mois à compter de sa notification. La fiche sur la saisine du conseil de prud’hommes distingue ce délai de ceux applicables aux salaires, à la discrimination et au harcèlement. La qualification exacte de la demande doit être vérifiée rapidement, surtout si plusieurs fondements sont envisagés.

Une lettre adressée à l’employeur ou des échanges de négociation ne doivent pas être considérés comme interrompant automatiquement ce délai. Conservez la lettre de licenciement, son enveloppe et les preuves de présentation ou de réception. Faites vérifier la date limite avant d’attendre une réponse ou une proposition.

Quelles sont les étapes et les délais d’un licenciement, et quels risques si la procédure est mal faite ?

La procédure et le motif du licenciement doivent être examinés séparément, car leurs irrégularités n’ouvrent pas toujours les mêmes droits. Pour un licenciement personnel, la convocation, l’entretien et la notification obéissent à des règles présentées dans la fiche officielle de procédure. Un licenciement économique ou disciplinaire peut imposer des exigences supplémentaires.

Étape du licenciement personnelDélai de principe
Convocation à l’entretien préalableAu moins cinq jours ouvrables entre la présentation ou la remise de la convocation et l’entretien.
Entretien préalableLe salarié peut se faire assister dans les conditions prévues ; l’employeur expose les motifs envisagés et recueille ses explications.
Notification du licenciementLa lettre ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après l’entretien.
Licenciement disciplinaireLa sanction doit être notifiée au plus tard un mois après la date fixée pour l’entretien, sous réserve des situations particulières.

Si le motif reste valable mais que la procédure est irrégulière, l’indemnité peut atteindre un mois de salaire dans le cadre légal. Si le licenciement est à la fois injustifié et irrégulier, l’indemnité pour licenciement injustifié est versée selon son régime, sans ajout automatique d’un mois. Ces distinctions figurent dans la présentation officielle des différentes issues.

Quelles démarches entreprendre en cas de licenciement avec un avocat ?

Préparez un dossier qui permette de vérifier à la fois la contestation et le chiffrage. L’avocat peut apprécier les motifs, les délais, les éléments de rémunération et les préjudices, puis distinguer les demandes principales et subsidiaires. Une simulation de barème ne remplace pas ce travail.

  1. Réunir le contrat, les avenants, les bulletins de paie, la convention collective, les lettres et les justificatifs de dates.
  2. Documenter l’ancienneté, l’effectif, les faits contestés et la situation après la perte d’emploi.
  3. Chiffrer chaque demande, indiquer son fondement et retrancher les sommes déjà réglées lorsqu’il y a lieu.
  4. Déposer une requête motivée au conseil compétent, avec les pièces numérotées et leur bordereau.
  5. Préparer la conciliation puis, en l’absence d’accord, les échanges de pièces et l’audience de jugement.

Un avocat n’est pas obligatoire devant le conseil de prud’hommes ; un défenseur syndical peut aussi assister ou représenter le salarié. La fiche officielle de saisine indique un timbre fiscal de 50 € pour introduire la demande, sauf aide juridictionnelle. Les honoraires éventuels et la durée de la procédure s’apprécient séparément : aucune durée ou issue identique ne peut être annoncée pour tous les dossiers.

Quel avocat consulter pour un licenciement à Lyon ?

Un avocat intervenant en droit du travail peut vérifier la qualification du licenciement et les indemnités susceptibles d’être demandées. Présentez-lui les documents datés et les éventuelles propositions reçues. Labrugere Avocat, à Lyon, accompagne les salariés et les employeurs ; notre page sur le licenciement présente cette intervention.

Quel avocat consulter aux prud’hommes à Lyon ?

Choisissez un accompagnement adapté à la mission : analyse, négociation, rédaction des demandes ou représentation à l’audience. Faites préciser les honoraires, les pièces attendues et les modalités de suivi. La localisation du cabinet ne détermine pas, à elle seule, le conseil de prud’hommes territorialement compétent.

Vous souhaitez vérifier une estimation, contester un licenciement ou apprécier une proposition d’accord ? Contactez Labrugere Avocat à Lyon avec la lettre de licenciement, vos bulletins de paie et une chronologie. L’examen de ces éléments permettra d’identifier les demandes et les démarches adaptées à votre situation.

Une question sur votre situation ?

Me Florent Labrugère, avocat en droit du travail et de la sécurité sociale, vous reçoit à son cabinet, 28, rue Barodet, Lyon 4e.

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